Mercredi 12 septembre 2007
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19:43
Comme je l'ai écrit plus haut, Eliza m'a suggéré de faire un bilan de mon année Erasmus.
Mettre correctement un terme à ce blog en sorte.
Pas facile je dois l'avouer,
parce que cela signifie enterrer définitivement une des périodes les plus belles de ma vie,
parce que ça veut véritablement dire que je dois passer à autre chose,
que tout cela demande un effort considérable
et ce à une période où justement, je n'arrive pas à m'y faire, à retrouver l'énergie et l'insouciance mortes à la frontière,
dans cette période où tout mon être refuse la réalité,
dans cette période où je ne comprends pas, et où je ne souris plus.
Alors voilà... Ca m'aidera peut-être, ce bilan.
Ecrire pour être sûre de bien comprendre que c'était.
Donc j'me lance, et on verra bien...
La première évidence qui me vient, la première beauté de cette année, c'est sans doute celle-là...
Et puis et peut-être surtout celles-là...
D'abord, Thomas.
Difficile de véritablement faire un bilan sur l'année que l'on a pu passer à deux...
Comment résumer les cinés, les cafés, les thés, les schnitzels, les cours de M. Biscornu, les 20 000, la S.L, tout ça et puis tant d'autres...
Je pourrais juste dire merci, mais je pense que nous deux, ça va au delà du merci Chouchou... ;)
'Lachend hast du dich zu mir gewandt'....et tu en as ensoleillé mon séjour! Sans toi, Erlangen, ça n'aurait pas été pareil!
J'ai l'impression de sombrer dans le mélo Jeune et Jolie, mais tu es vraiment LE Buddy qui a changé ma vie! Merciiiii! :) Et puis à bientôt! :)
Et puis Clémence aussi....
Ses envies de soirées, ses déhanchés d'enfer, ses potins, son goût pour les belles fringues et le maquillage, nos heures passées au teehaus, les Anges de Charlie partis du Uni-Laden, et puis tout
ça aussi!
Inutile de dire que sans toi, je serai beaucoup moins sortie, et que du coup....
Et que du coup pas de lui.
Non pas le chat. Il est con et désagréable ce matou.
Oui le blondinet. Oui, me suis décidée à mettre sa photo. (Pitié faites que ça ne me porte pas
malheuuuuurrrrr....)
Pourquoi pas de Schatz sans Clémence?
Parce que tous les jeudi soirs, normalement il y a fête à l'Alex. L'Alex, c'est non seulement la résidence à côté de celle de Clémence mais également celle où habitent nos amis
polonais.
Tous les jeudis, on va donc à la fête de l'Alex.
Sauf que ce jeudi là, Claire n'est pas motivée, parce que, je précise, il faut que je fasse 10 mn (15 Mn bourrée et fatiguée) de vélo pour y aller.
Mais Claire ne pourra pas se reposer ce soir là: Clémence insiste pour aller à la fête qui sera...géniale!
Sauf que quand on arrive à la porte: grilles fermées.
Claire n'a donc qu'une envie (il est ptèt minuit! lol!): aller se coucher... Ah oui parce qu'elle a cours de philosophie antique le lendemain...
Mais NON! Clémence ne change pas d'avis! On va aller demander à notre pote polonais le pourquoi du comment!
Et en fait la solution tient dansl'égalité suivante:
Fête d'étage au rez-de-chaussée (réunion de tous les habitants, filles et garçons) = pas de fête à l'Alex.
Bon là je vous entends tous ronfler... Oui, je suis désolée, mais je vous jure que narrée par mes soins de vive voie, elle est moins chiante cette histoire!
Vous voulez une coupure pub pour vous changer les idées? Non? Bon je continue alors...
Bon du coup on débarque dans cette fête d'étage. Et comme on cause français, on se fait aborder par trois mecs, dont au moins un aligne trois mots de français. Chiants ces allemands
parfois...
On les laisse et on trouve notre amis polonais, qui nous explique l'égalité énoncée supra.
Moralité on s'incruste et on reste là.
Et puis quelques heures/minutes plus tard, revoilà un des trois gars qui attaque. Deux heures qu'on a parlé.
Et puis je suis rentrée.
Avec son nom.
Et puis rien.
Et puis du temps.
Et puis tout.
Le voilà donc à faire partie de mon bilan. Sauf que contrairement à ce que je pensais, il fera aussi partie de mon futur. Pour combien de temps?
Ma foi, je ne sais pas, mais il y a tout de mêmes ces choses qui me font dire que...bon...on ne sait jamais après tout...
Des larmes, des mots, des actes, des caresses, des impressions, des serments... Ce je ne sais quoi qu'il a en lui, qui le rend exceptionnel et qui fait que je le crois quand il me dit
que...bon...on ne sait jamais après tout...
Des choses qui font que du coup, je reste là, à ne rien faire. A attendre...
Et voilà, c'est écrit. Trop, sûrement trop. Je le regretterai peut-être un jour; le jour où on se quittera et où tout le monde me demandera: "Et alors? Ton homme parfait? Envolé?".
Alors à ce moment là, on avisera...